The Rabiii's blog

nevermind

23 janvier 2008

Angola et Congo

Récit d'un voyage en Afrique pour le travail fait en Décembre 2007 (je le poste un peu tard mais bon mieux vaut tard......que rien du tout!)


Un avion filant à 1000Km / heure à 10000m d’altitude. 8H dans cette boîte de conserve. Un plateau repas dégueu, trop peu de sommeil, et voilà, on débarque dans un autre monde. En l’occurrence, l’Angola. J’ai quitté le froid hiver de décembre en France pour me prendre de plein fouet le soleil Africain à ma descente de l’avion.

Les formalités à l’aéroport ont été un parcourt du combattant. Une vraie thérapie sur soi même pour apprendre le calme et la patience. Il y a du monde partout, aucunes indications, cela crie dans tous les coins. Ambiance déjà trépidante alors qu’il n’est que 7H du matin. Les formalités ont été interminable : contrôle de carnet de vaccination, de passeport, demande de visas, récupération des bagages, fouilles. En tout, 3H pour sortir de l’aéroport. Pour faire 200m, pas mal, non ? 

Luanda est une grande ville, nerveuse, bruyante, vivante. D’emblée, je suis frappé par le l’activité qui s’y déroule. C’est une capitale à l’Africaine : circulation anarchique, chaleur, poussière. Et partout, des gens et encore des gens. Cela grouille de présence humaine. Certains, beaucoup même, arborent des sourires radieux. Mais la majorité vie dans des conditions misérables, la pauvreté est bien visible, elle prend à la gorge comme une vielle odeur de pourriture. Malaise. Je suis impressionné par le nombre de taxis, des combis bleus et blanc, dans un sale état pour la plupart, qui monopolise les routes. Enfin, les routes, c’est beaucoup dire pour des pistes en terre parsemées de nid de poule. Leurs chauffeurs, des têtes brûlées du volant, sont d’une habilité foudroyante. La personne qui est venu me chercher à l’aéroport prend soin de fermer à clé les portes de la voiture, question de sécurité me dit-il. Voilà pour l’ambiance de la ville qui souffre d’une réputation dangereuse mais pas forcément justifié, comme je l’apprendrais plus tard.

IMG_0889Autre détail commun à bien des pays d’Afrique, le culte invétéré des Africains pour leurs dirigeants. (Président ou dictateur, des fois, on se demande….). Une belle statue de l’ancien président défunt, celui en place pendant la guerre civile, trône au milieu d’un immense rond-point. Du haut de ses 4m de haut, il a le point levé et à l’air de défier le monde entier. On aperçoit aussi souvent des affiches politiques du parti MPLA avec la photo du président actuel, tout sourire, respirant le bonheur et la réussite. Au pied de l’affiche, des gosses et des vieux pauvres traînent, amorphe, sale, vaincu. Contraste. Stupidité. La plupart du peuple lutte pour survivre dans l’indifférence totale et coupable de ses dirigeants.

Le reste du voyage ne m’a pas vraiment laissé le temps de découvrir, malheureusement. Je suis là pour le travail, donc pas le temps pour les ballades. Mais surtout, notre chef de base, par couardise ou ignorance de la situation réelle, nous interdisait de sortir le soir. La guerre civile n’est finie que depuis 2002 et dans bien des esprits d’expat, Luanda est une ville dangereuse. C’est peut être vrais mais quand même bien exagéré. Plus tard, un français au Congo, qui a passé de nombreuses années ici (et même pendant la guerre civile), m’expliqua qu’il avait fait de très grande fête à Luanda. Qu’il n’y avait pas plus de danger que dans d’autres villes Africaines et que les Angolais étaient d’une grande gentillesse. Bref, idée stupide de cet abruti d’irlandais qui était notre boss sur place. J’ai donc passé la majorité de mon temps entre la guesthouse qui sert de logement-bureau et la base où est stocké l’équipement, dans une zone industrielle du port. Pas bien pittoresque. 3 jours ainsi, à attendre un hélico pour partir en Off-shore, puis 48H sur la plate forme elle-même. Ce séjour dans l’univers du pétrole off shore vaudrait bien un récit, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse ici. Je m’abstiens donc. A mon retour, complètement crevé, après avoir bien bossé et stressé sur ce tas de rouille en pleine mer, changement de programme. Je devais rentrer, mais finalement, une mission urgente m’appel au Congo, à Pointe Noire. Juste le temps d’un débreyfing, et me voilà dans l’avion le lendemain. C’est ça qui est drôle dans ce genre de boulot. On passe beaucoup de temps à attendre, en stand bye pour des problèmes logistiques ou autres, et d’un coup, les choses se déclenchent et là tout se passe très vite…


IMG_0888

Enfin, mon séjour au Congo s’est bien passé. J’ai beaucoup plus apprécié ce pays que l’Angola. Cela tien en grande partie à l’ambiance au sein de la boîte. Chef de base plus cool. Possibilité de sortir le soir (ça a l’air de rien, mais c’est très important pour le moral). En plus, le Congo est un pays relativement calme par rapport à d’autres. Pas de problème de sécurité. C’est aussi l’Afrique francophone, donc tout le monde parle bien le Français et pour moi, ça a facilité le contact car je galérais avec l’Anglais en Angola. Pointe Noire, sans être une ville extraordinaire, est beaucoup plus petite et agréable que Luanda. C’est une ville à taille humaine, un peu une ambiance village. Le bord de mer et la plage sont très beaux (mais pas le temps pour la baignade….arf….). Il m’est arrivée la même chose que en Angola pour le boulot, 4jours de standby (Le bateau qui devait nous emmener était en panne….), 48H en mer, et retour avec 2jours d’attentes avant de reprendre un avion. J’ai donc pu profiter des soirées Congolaises, de la vie nocturne et c’est vrai que le sens de la fête des Africains n’a pas son pareil où que se soit ! Les bars, restaurants, boîte de nuit sont très animées jusqu’à tard dans la nuit. J’ai bien aimé. La journée, je ne pouvais pas partir en ballade car il fallait rester au bureau, disponible pour le client, les opérations pouvant se déclencher à tout moment. De toute façon, il n’y a pas grand-chose à faire dans la ville mais je regrette de ne pas avoir pu voir un peu les alentours.

Comme partout, des tracasseries avec les douaniers, policiers. La corruption est un réel problème, mais il est difficile de faire autrement. Je les comprends aussi. Au Congo, pendant mon séjour, l’ensemble des fonctionnaires n’avait pas été payé depuis 3 mois ! Saloperie de gouvernement corrompu qui se fiche éperdument de son peuple.

Le retour en avion a été laborieux aussi. De longues attentes dans les aéroports, les emmerdes habituelles avec les policiers …..En bref, Air Congo, 4H de vol jusqu’à Cotonou au Bénin. 8H d’escale dans l’aéroport de Cotonou (Les douaniers qui nous confisquent les passeports parce que nous n’avons pas de visas alors que nous somme en transit…..très drôle). 8H passée essentiellement au bar. Puis vol de nuit sur Air France à destination de Paris. Encore 8H de vol. Arrivée à 6H du matin à Roissy.

Paris est toujours aussi gris. Je m’en fous. On est le 31 décembre. Jour de réveillons. Je vais pouvoir faire la fête à Paris, avec des amis…..

Posté par rabiii à 15:48 - voyages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

J'ai lu

Sympa ce récit, j'aime bien ton style direct et efficace.
Quelques fautes d'orthographe qui font mal aux yeux quand même, faut penser à se relire :)

Posté par Florent, 06 février 2008 à 15:30

aucun

j aime bien ton style tout court!

Posté par fan de rabi, 24 octobre 2008 à 14:11

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=260124&pid=7668481

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :